Aelle

Mon travail n’est pas du travail ; c’est juste la nécessité de remplir ma vie en faisant. La terre parle là où les mots se dérobent parfois, elle comble mes manques, elle est l’éloge de la lenteur dans un monde qui s’affole... J’aime de plus en plus le silence, celui d’un regard ou d’un corps qui ne se sait pas regardé, celui du vent soudain qui fait frissonner le grand peuplier du jardin voisin, celui de l’atelier, au petit matin, lorsque dorment les hommes et que, peu à peu, prennent forme et vie toutes les nourritures secrètement collectionnées.